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Comment déguster un vin ?

Par Izzy Moore

Quelques conseils pour améliorer votre dégustation.

Il y a-t-il une bonne façon de déguster un vin, et si oui, la connaissez-vous ?

De prime abord, il n’y a pas de technique infaillible pour déguster un vin, pour la simple raison que votre appréciation d’un vin et de ses arômes dépendra en grande partie de vos préférences personnelles. Néanmoins, il en est une – reconnue par bon nombre de professionnels – qui permet d’apprécier le plus justement un vin.

 

Regardez, respirez, aérez, goûtez !

Chacune de ces quatre étapes améliorera cette toute première dégustation et croyez-moi adopter cette routine vous aidera à développer votre palais et améliorer vos connaissances. De l’ouverture à l’explosion des saveurs, le voyage n’en sera que plus passionnant.

 

Première étape, regardez votre verre de vin.

 

La couleur et l’intensité de celle-ci vous donnera une idée de l’origine du vin, sa consistance et son évolution.  S’agit il d’une robe rouge pourpre, riche, foncée qui rappelle un Chambolle-Musigny 2014 de Dominique Laurent, ou peut-être les nuances rose saumon du rosé du Mangot 2014. Sa brillance vous éclairera sur son acidité – plus ça brille, plus c’est acide ! Enfin la viscosité laissé par le vin sur les parois du verre (les jambes, les larmes) indiquera l’onctuosité et le gras du vin. Et oui le vin peut-être gras…

 

Prochaine étape, sentir le vin.

 

Lorsque que votre nez atteint le verre pour la première fois vous allez découvrir une panoplie d’arômes qui caractérisent le vin, c’est le premier nez. Peut-être commencez-vous à reconnaître des bouquets fruités, épicés, poivrés ? Des arômes d’agrumes aux champignons terreux, évoluant vers des notes de poivres ou de fruits rouges la gamme des arômes est très variée et surprenante.  

 

Troisième étape de votre dégustation, aérer le vin.

 

C’est simple, faites doucement tourner le liquide dans votre verre et remettez votre nez dedans. Le mouvement tourbillonnant du vin lui permet de respirer, de s’oxygéner et de vraiment s’ouvrir pour vous offrir des parfums que vous n’avez peut-être pas remarqué la première fois. C’est le second nez. Prenez le Syrah 2016 d’Yves Cuilleron, un vin du Rhône qui est riche, rond et élégant. Au premier nez on découvre tout de suite des arômes de fruits noir et de fruits rouges mais au second on retrouve aussi des notes épicées que l’on n’aura pas remarquées avant ; on ressent alors ce picotement olfactif subtil et agréable.

Dernière et meilleure partie, la dégustation.

 

Enfin la dernière et meilleure partie, la dégustation. Prenez une gorgée d’un Macon Village de Michel Guignier par exemple et laissez vos papilles absorber toutes les saveurs que le verre a à offrir. Aspirer un peu d’air pour finir l’oxygénation et profitez. Le vin est il acide, équilibré ? A-t-il une bonne longueur en bouche ? Est-il léger ou consistant ? Autant de questions auxquelles seul le palais peut répondre.

 

Répétez avec un morceau de fromage de chèvre ou une tranche de jambon cru et découvrez comment le mariage entre la nourriture et le vin peut créer une saveur gustative mémorable.

Alors n’ayez pas peur, goûtez !

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